L'expression « encadrement des loyers » recouvre en réalité plusieurs dispositifs juridiques distincts, avec des champs d'application différents. Les confondre conduit soit à surestimer une contrainte qui ne s'applique pas à un logement donné, soit à sous-estimer un plafond réellement opposable. Les définitions exactes viennent d'abord, avant d'aller plus loin.
Il ne remplace jamais la vérification de l'arrêté préfectoral applicable à une adresse précise, ni le simulateur officiel : c'est une carte de lecture, pas un calculateur de plafond légal.
Méthode, références et limites de cette analyse
Méthode d'analyse
Chaque règle exposée ici provient d'une lecture directe du texte applicable sur Légifrance, dans sa version en vigueur au moment de la vérification : article 140 de la loi ELAN pour l'expérimentation et le complément de loyer, articles 17-1 et 17-2 de la loi du 6 juillet 1989 pour la révision et le renouvellement, décrets pris en application de son article 18 pour l'encadrement de l'évolution. Les périodes par territoire proviennent des arrêtés préfectoraux publiés. La liste de la zone tendue provient de l'annexe issue du décret n° 2025-1267. Les fiches ville d'AethelRock sont référencées plutôt que leur contenu dupliqué ici.
Références
Légifrance
Article 140 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (loi ELAN)Consulté le 1 novembre 2026
Version en vigueur au 1er novembre 2026 (modifiée par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022). Base légale de l'expérimentation, d'une durée de huit ans à compter de la publication de la loi, et du complément de loyer, dont le régime figure au III, B de cet article.
Légifrance
Article 17-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989Consulté le 1 novembre 2026
Version en vigueur au 24 août 2022. Révision annuelle : suppose une clause de révision dans le contrat, délai d'un an pour la mettre en œuvre, et exclusion des logements classés F ou G.
Légifrance
Article 17-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989Consulté le 1 novembre 2026
Version en vigueur au 24 août 2022. Réévaluation au renouvellement : loyer manifestement sous-évalué, notification six mois avant l'échéance, références comparables, exclusion des logements classés F ou G.
Légifrance
Décret n° 2017-1198 du 27 juillet 2017 relatif à l'évolution de certains loyers dans le cadre d'une nouvelle location ou d'un renouvellement de bail, pris en application de l'article 18 de la loi du 6 juillet 1989Consulté le 1 novembre 2026
Décret-cadre de l'encadrement de l'évolution des loyers en zone tendue, reconduit par un texte modificatif pour chaque période annuelle du 1er août au 31 juillet suivant.
Légifrance (JORF n° 0169 du 22 juillet 2026)
Décret n° 2026-644 du 20 juillet 2026 relatif à l'évolution de certains loyers dans le cadre d'une nouvelle location ou d'un renouvellement de bail, pris en application de l'article 18 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989Consulté le 1 novembre 2026
Texte modificatif du décret n° 2017-1198 : son article 1er substitue les années 2026 et 2027 aux années 2025 et 2026. Entrée en vigueur au 1er août 2026, pour les contrats conclus ou renouvelés jusqu'au 31 juillet 2027.
Légifrance
Décret n° 2023-981 du 23 octobre 2023 fixant le périmètre du territoire de la communauté d'agglomération du Pays basque sur lequel est mis en place le dispositif d'encadrement des loyers prévu à l'article 140 de la loi ELANConsulté le 1 novembre 2026
Décret de délimitation du périmètre du Pays basque (24 communes).
Préfecture de l'Isère — services de l'État
Application de l'encadrement des loyers 2026 (Grenoble-Alpes Métropole)Consulté le 1 novembre 2026
Publication officielle de la préfecture : arrêté du 6 janvier 2026, publié le 13 janvier 2026 au recueil des actes administratifs ; tout ou partie de 21 communes sur les 49 de la métropole ; baux signés à compter du 20 janvier 2025.
Légifrance
Décret n° 2025-1267 du 22 décembre 2025, annexe du décret n° 2013-392Consulté le 1 novembre 2026
Liste 1° : 1 430 communes dans 47 agglomérations, comptées sur le tableau publié. Liste 2° : 2 259 communes, extension fiscale sans encadrement de l'évolution.
Service-Public
Loyer en zone tendueConsulté le 1 novembre 2026
Page vérifiée le 1er novembre 2026 : neuf territoires à loyers de référence et date de fin par territoire.
Sénat
Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs, dossier législatifConsulté le 1 novembre 2026
Adoption avec modifications le 21 octobre 2026, deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Aucune adoption définitive au 1er novembre 2026.
Assemblée nationale
Proposition de loi modifiée par le Sénat, n° 3393Consulté le 1 novembre 2026
Texte en discussion : durée portée à dix ans, sortie anticipée, délais de contestation.
Assemblée nationale
Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifsConsulté le 1 novembre 2026
Dossier indiquant une discussion en séance prévue le 18 novembre 2026.
Légifrance
Loi n° 2025-534 du 13 juin 2025 expérimentant l'encadrement des loyers dans les outre-merConsulté le 1 novembre 2026
Expérimentation de cinq ans, propre aux collectivités de l'article 73 de la Constitution.
Sénat
Rapport n° 47 sur la proposition de loi relative aux rapports locatifsConsulté le 1 novembre 2026
Bilan des territoires appliquant le dispositif et des candidatures restées sans suite.
Légifrance
Décret n° 2026-831 du 25 août 2026 relatif au champ d'application de la taxe sur la vacance des locaux d'habitationConsulté le 1 novembre 2026
Son article 2 abroge le décret n° 2013-392 au 1er janvier 2027. Effet sur l'encadrement de l'évolution non établi.
ANIL
Encadrement de l'évolution des loyers en zones tenduesConsulté le 1 novembre 2026
Ministère chargé du Logement
Encadrement des loyersConsulté le 1 novembre 2026
Dates d'entrée en vigueur des sept premiers territoires. Page mise à jour le 28 octobre 2025.
Limites de cette analyse
Les arrêtés préfectoraux des neuf territoires ont été relevés le 1er novembre 2026, sans en reprendre les valeurs. Pour le Pays basque, le dernier arrêté trouvé date du 27 octobre 2025 et ne porte pas de date de fin : un arrêté plus récent n'a pas pu être vérifié. Les sources officielles ne donnent pas toutes la même date de fin, et aucune de celles consultées ne précise le sort des baux en cours si l'expérimentation s'arrête. Le décret n° 2026-831 abroge le décret n° 2013-392 au 1er janvier 2027, et son effet sur l'encadrement de l'évolution n'est pas établi. La consultation de l'arrêté réellement applicable à une adresse donnée reste nécessaire : aucun loyer légal n'est calculé ici.
Avertissement
Les informations ci-dessous sont d'ordre général, pas un conseil juridique individualisé. Les règles présentées évoluent (nouveaux arrêtés annuels, extensions territoriales, échéance légale de l'expérimentation) et peuvent avoir changé depuis la date de vérification indiquée ci-dessus. Le plafond réellement applicable à un logement dépend de son adresse exacte, de son secteur, de sa surface, du nombre de pièces, de son époque de construction et de son caractère meublé ou non. Seule une vérification via l'arrêté préfectoral en vigueur et, le cas échéant, le simulateur officiel permet de le déterminer. AethelRock ne fixe pas le loyer légal d'un logement et n'agit ni comme avocat, ni comme juriste, ni comme administrateur de biens.
Qu'est-ce que l'encadrement des loyers ?
« Encadrement des loyers » n'est pas un dispositif unique : c'est un terme générique qui recouvre au moins trois régimes distincts, empilés ou non selon le territoire.
- Zone tendue : un zonage administratif (1 430 communes réparties sur 47 agglomérations, en liste 1° de l'annexe issue du décret n° 2025-1267) qui ouvre certains droits (préavis réduit à un mois pour le locataire, taxe sur les logements vacants) mais qui, à lui seul, ne plafonne aucun niveau de loyer. Une seconde liste, dite 2°, compte 2 259 communes : cette extension fiscale n'entraîne pas l'encadrement de l'évolution.
- Encadrement de l'évolution des loyers : un mécanisme national, applicable aux communes de la liste 1°, qui limite la hausse du loyer à la relocation ou au renouvellement de bail (article 18 de la loi du 6 juillet 1989). Il repose sur un décret annuel, en vigueur pour les contrats conclus ou renouvelés du 1er août 2026 au 31 juillet 2027, et non sur l'expérimentation de la loi ELAN.
- Encadrement du niveau des loyers : un dispositif expérimental (article 140 de la loi ELAN), volontaire et territorialisé, qui fixe un plafond absolu (le loyer de référence majoré) dans les quelques territoires qui l'ont demandé et obtenu.
Seul le troisième régime correspond à ce que la plupart des recherches désignent par « encadrement des loyers » au sens strict. C'est celui qui a le plus de conséquences concrètes pour un investisseur, et c'est le fil conducteur de ce guide.
Échéance de novembre 2026 : état au 1ᵉʳ novembre 2026
L'encadrement du niveau des loyers repose sur une expérimentation de huit ans qui s'achève fin novembre 2026. Service-Public et la plupart des arrêtés retiennent le 24 novembre. Les arrêtés de Lyon et de Montpellier s'arrêtent au 23 novembre.
Une proposition de loi prévoit de porter cette durée à dix ans. Le Sénat l'a adoptée avec modifications le 21 octobre 2026, et sa deuxième lecture à l'Assemblée nationale est inscrite à l'agenda du 18 novembre 2026. Ce texte n'est pas définitif : il ne modifie pas le droit applicable.
Tant qu'une loi n'est pas promulguée, ces éléments ne valent pas règle. Le texte en discussion comporte d'autres mesures, dont des délais de contestation différents, qui ne s'appliquent pas à ce stade. Suivez la procédure parlementaire et la page Service-Public avant toute décision.
Ce calendrier ne concerne que l'encadrement du niveau. Les outre-mer relèvent d'une autre expérimentation, prévue par la loi n° 2025-534, d'une durée de cinq ans.
Fixation initiale, relocation, renouvellement : trois moments, trois règles
Les règles ne sont pas les mêmes selon le moment du cycle locatif, et cette distinction est l'une des plus mal comprises.
- Fixation initiale (premier locataire d'un logement neuf ou jamais loué) : librement fixée par les parties, mais plafonnée au loyer de référence majoré dans les territoires soumis à l'encadrement du niveau.
- Relocation (changement de locataire) : en zone tendue simple, le loyer du nouveau locataire ne peut en principe pas dépasser celui de l'ancien, sauf exceptions prévues par le décret national (travaux, sous-évaluation manifeste). Dans les territoires à encadrement du niveau, le plafond du loyer de référence majoré s'applique en plus.
- Renouvellement (même locataire, fin de bail) : la réévaluation du loyer est encadrée par l'article 17-2 de la loi de 1989, avec une exclusion pour les logements classés F ou G au DPE (voir plus bas).
La révision annuelle selon l'IRL
En cours de bail, le loyer peut être révisé chaque année selon l'indice de référence des loyers (IRL), publié trimestriellement par l'INSEE. La formule est simple : loyer actuel × (IRL du trimestre de référence dans le bail, année en cours) ÷ (même trimestre, année précédente).
Trois précisions évitent une confusion fréquente. D'abord, cette révision n'est pas automatique : elle suppose une clause de révision explicite dans le bail (article 17-1 de la loi de 1989). Sans cette clause, aucune révision n'est due. Ensuite, le bailleur qui omet de réviser à la date prévue ne peut pas rattraper indéfiniment. Le droit à la révision se limite à l'année écoulée, sans rétroactivité au-delà. Enfin, depuis le 24 août 2022, cette révision annuelle est interdite pour les logements classés F ou G au DPE (loi Climat et Résilience), point sur lequel revient une section dédiée plus bas.
La révision annuelle est un mécanisme distinct de la relocation et du renouvellement : les trois ne doivent jamais être fusionnés dans un même raisonnement.
Loyer de référence, majoré et minoré
Dans les territoires soumis à l'encadrement du niveau, le représentant de l'État fixe chaque année, par arrêté, trois valeurs par secteur géographique et type de logement (exprimées en €/m² de surface habitable) :
- Le loyer de référence : une valeur médiane observée sur le secteur.
- Le loyer de référence majoré : généralement le loyer de référence +20 %. C'est le plafond réellement opposable : un bail signé au-dessus, sans complément de loyer justifié, expose à une réduction judiciaire du loyer.
- Le loyer de référence minoré : généralement le loyer de référence −30 %. Ce n'est pas un plancher légal : un bailleur reste libre de louer en dessous.
Ces trois valeurs sont fixées par l'arrêté préfectoral, pas par l'observatoire local des loyers qui a pu produire les données statistiques sous-jacentes (voir la section « Comment vérifier »).
Le complément de loyer
Le complément de loyer est l'exception qui permet de dépasser le loyer de référence majoré. Dans le cadre de l'expérimentation, son régime figure au III, B de l'article 140 de la loi ELAN : il ne peut être appliqué que si le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort qui le distinguent des logements comparables du même secteur.
Le montant du complément et les caractéristiques qui le justifient doivent être mentionnés dans le contrat de bail. Le texte écarte par ailleurs explicitement le complément pour certains logements : sanitaires sur le palier, signes d'humidité sur les murs, classe énergétique F ou G, infiltrations ou inondations provenant de l'extérieur, ou mauvaise exposition de la pièce principale.
Le locataire dispose de trois mois à compter de la signature du bail pour saisir la commission départementale de conciliation ; en cas de contestation, il appartient au bailleur de démontrer que le logement présente réellement les caractéristiques invoquées.
Quels logements et quels contrats sont concernés
Le dispositif s'applique aux locations à usage de résidence principale (ou usage mixte professionnel et d'habitation), qu'elles soient nues ou meublées, dans le parc privé, y compris le bail mobilité. Il ne s'applique qu'aux territoires ayant obtenu leur classement par décret et sur lesquels l'encadrement du niveau est effectivement entré en vigueur.
Sont notamment exclus : les logements conventionnés ou gérés par un organisme HLM dans le cadre de conventions spécifiques, les locations qui ne constituent pas la résidence principale du locataire dans certains régimes (meublés touristiques, traités séparément), et plus largement tout bail hors du champ de la loi du 6 juillet 1989. L'ensemble du droit du bail d'habitation n'est pas détaillé ici : seul ce qui détermine l'application ou non de l'encadrement est traité.
Les restrictions pour les logements classés F ou G
Depuis le 24 août 2022 (loi Climat et Résilience du 22 août 2021), un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut faire l'objet d'aucune augmentation de loyer : ni révision annuelle en cours de bail, ni hausse à la relocation, ni réévaluation au renouvellement. Cette règle s'ajoute à l'encadrement du niveau des loyers là où il s'applique, sans jamais s'y substituer. Elle est distincte du calendrier d'interdiction de mise en location des passoires thermiques (classe G depuis 2025, F prévue en 2028), qui relève d'une autre logique (l'éligibilité même à la location, pas seulement le niveau du loyer).
Les territoires actuellement concernés
À la date de vérification indiquée plus haut, neuf territoires appliquent l'encadrement du niveau des loyers (article 140 de la loi ELAN). Chaque période vient du dernier arrêté préfectoral relevé :
- Paris : depuis le 1ᵉʳ juillet 2019. Arrêté n° IDF-2026-06-12-00003 du 12 juin 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026. Lire l'arrêté · Carte officielle des loyers de référence
- Plaine Commune : depuis le 1ᵉʳ juin 2021. Arrêté n° IDF-2026-04-28-00033 du 28 avril 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ juin 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026. Huit communes depuis la fusion de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine au 1ᵉʳ janvier 2025. Pierrefitte-sur-Seine reste couverte comme commune déléguée. Lire l'arrêté · Carte officielle de Plaine Commune
- Est Ensemble : depuis le 1ᵉʳ décembre 2021. Arrêté n° IDF-2026-04-28-00032 du 28 avril 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ juin 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026. Lire l'arrêté · Carte officielle d'Est Ensemble
- Lyon et Villeurbanne : depuis le 1ᵉʳ novembre 2021. Arrêté n° DDT 69-2026-10-23-00004 du 23 octobre 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ novembre 2026 et jusqu’au 23 novembre 2026 inclus. Lire l'arrêté · Vérification proposée par la Métropole de Lyon
- Lille, y compris Hellemmes et Lomme : depuis le 1ᵉʳ mars 2020. Arrêté du 10 février 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ avril 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026. Lire l'arrêté · Simulateur de la Ville de Lille
- Montpellier : depuis le 1ᵉʳ juillet 2022. Arrêté n° DDTM34-2026-06-17135 du 9 juin 2026, applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2026 et jusqu’au 23 novembre 2026. Lire l'arrêté · Vérification proposée par Montpellier Méditerranée Métropole
- Bordeaux : depuis le 15 juillet 2022. Arrêté du 6 juillet 2026, applicable depuis le 15 juillet 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026 inclus. Lire l'arrêté · Vérification proposée par Bordeaux Métropole
- Pays basque, 24 communes : depuis le 25 novembre 2024. Arrêté n° 64-2025-10-27-00007 du 27 octobre 2025, applicable depuis le 25 novembre 2025. Aucune date de fin n'est écrite dans l'arrêté. Un arrêté plus récent n'a pas pu être vérifié. Lire l'arrêté · Carte de la Communauté Pays basque
- Grenoble-Alpes Métropole, 21 communes : depuis le 20 janvier 2025. Arrêté n° 38-2026-01-06-00018 du 6 janvier 2026, applicable depuis le 20 janvier 2026 et jusqu’au 24 novembre 2026. Treize communes sont couvertes entièrement et huit en partie. Pour ces huit communes, l'application dépend du secteur de l'adresse. Lire l'arrêté · Vérification proposée par Grenoble-Alpes Métropole
Une candidature ne crée aucun plafond. Seuls un décret de périmètre et un arrêté préfectoral rendent le dispositif applicable. Le rapport du Sénat n° 47 indique que les candidatures de novembre 2022 de Grand-Orly Seine Bièvre et de Grand Paris Sud Est Avenir sont restées sans suite, et le délai de candidature est échu. Ces territoires ne figurent donc pas dans la liste ci-dessus.
Pour une adresse précise, consultez toujours l'arrêté en vigueur et l'outil officiel (section suivante). Quelques fiches territoriales déjà disponibles sur AethelRock, à titre représentatif : Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Bayonne, Saint-Denis (EPT Plaine Commune) et Montreuil (EPT Est Ensemble). Cette liste n'est pas exhaustive des communes concernées.
Grenoble-Alpes Métropole : un cas sectorisé
Grenoble-Alpes Métropole mérite une explication à part : le dispositif y est juridiquement en vigueur pour les baux signés à compter du 20 janvier 2025, mais son application est sectorisée, pas uniforme sur l'ensemble du territoire.
Selon la publication officielle de la préfecture de l'Isère, l'encadrement s'applique à tout ou partie de 21 communes, sur les 49 que compte la métropole : 13 sont couvertes entièrement et 8 en partie. Autrement dit, un logement situé dans l'une de ces communes, y compris Grenoble, n'est pas automatiquement soumis au plafond : cela dépend du secteur précis dans lequel il se trouve. Les valeurs applicables en 2026 résultent de l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2026, publié le 13 janvier 2026 au recueil des actes administratifs.
La fiche City Scorer de Grenoble ne doit jamais être lue comme signifiant que tout logement de la commune relève du dispositif : seule une vérification par adresse, via les cartes et outils officiels de la préfecture, permet de le confirmer.
Comment vérifier si votre logement est concerné
La hiérarchie des sources ne doit jamais être inversée :
- L'arrêté préfectoral actuellement applicable fixe juridiquement les valeurs du loyer de référence, majoré et minoré. C'est la seule source qui fait foi.
- L'observatoire local des loyers (par exemple l'OLAP à Paris) produit ou consolide les données statistiques qui alimentent le calcul, mais ne fixe rien juridiquement.
- Le simulateur officiel aide à consulter les valeurs applicables à une adresse, sans se substituer à l'arrêté lui-même.
Vérifiez systématiquement, pour un logement donné : l'adresse exacte et le secteur (déterminant à Grenoble notamment), la surface habitable, le nombre de pièces, l'époque de construction, et le caractère meublé ou non. Chacun de ces critères peut faire varier le plafond applicable.
Ce qu'AethelRock ne fait pas
Un cadre légal est expliqué ici, sans calculer le plafond applicable à un logement précis ni fournir de conseil juridique individualisé. Ce contenu ne se substitue ni à l'arrêté préfectoral en vigueur ni au simulateur officiel. AethelRock n'agit pas comme avocat, juriste ou administrateur de biens, et ne garantit aucun loyer légal.
City Scorer peut en revanche aider à analyser le marché, la tension locative et le contexte territorial d'une ville. Cette analyse complète la vérification réglementaire officielle : elle ne la remplace jamais.
Appliquer la méthode à votre situation
Créez votre compte pour structurer votre situation financière, analyser une ville et étudier un premier deal.
Créer mon compte