Investir en bourse en France passe par une détention de titres : un plan d'épargne en actions (PEA) d'un côté, un compte-titres ordinaire (CTO) de l'autre, ou les deux à la fois. Le PEA fait l'objet d'un guide dédié (voir comprendre le PEA), mais le CTO n'en a pas : il est expliqué directement ici, dans les sections qui suivent, en tant que compte de détention sans enveloppe ni avantage fiscal dédié.
Les deux voies sont comparées point par point, avec une attention particulière portée à la section fiscale : contrairement à une comparaison opposant deux régimes distincts, le PEA et le CTO relèvent tous deux du même régime des plus-values mobilières. La différence n'est pas un taux, c'est un effet d'enveloppe.
Méthode, références et limites de cette analyse
Méthode d'analyse
Les chiffres et références juridiques relatifs au PEA reprennent, sans les rechercher à nouveau, ceux déjà vérifiés dans comprendre le PEA. Le régime des plus-values mobilières (articles 150-0 A et 200 A du Code général des impôts, article L136-8 du Code de la sécurité sociale) est le même que celui déjà établi dans comprendre les actions et comprendre les ETF, réutilisé ici sans recalcul. Les éléments propres au compte-titres ordinaire proviennent d'une lecture directe de la page pédagogique de l'Autorité des marchés financiers « Le compte-titres ordinaire, un support pour investir en bourse » (mise à jour du 16 décembre 2025), complétée par l'article 150-0 D du CGI et la doctrine BOFiP associée pour le mécanisme de réévaluation du prix d'acquisition en cas de succession. Aucun régime fiscal nouveau n'est introduit ici : le même régime de plus-values mobilières s'applique aux deux voies d'accès comparées, ce qui met en évidence un effet d'enveloppe plutôt qu'un taux distinct.
Références
Légifrance
Article L221-30 du Code monétaire et financierConsulté le 26 juillet 2026
Plafond de versements du PEA fixé à 150 000 €, ramené à 20 000 € pour une personne majeure rattachée au foyer fiscal de ses parents. Un seul titulaire par plan : pas de PEA joint ni indivis.
Légifrance
Article L221-31 du Code monétaire et financierConsulté le 26 juillet 2026
Éligibilité du PEA restreinte aux titres dont l'émetteur a son siège en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative contre la fraude fiscale.
Légifrance
Article L221-32 du Code monétaire et financierConsulté le 26 juillet 2026
Tout retrait avant la fin de la cinquième année entraîne, sauf cas limitativement énumérés, la clôture du PEA. Au-delà de cinq ans, les retraits partiels n'entraînent pas la clôture.
Légifrance
Article L221-32-1 du Code monétaire et financierConsulté le 26 juillet 2026
PEA-PME : plafond propre de 225 000 €, mais l'ensemble des versements PEA et PEA-PME réunis ne peut excéder cette même limite de 225 000 €. Les deux plafonds ne s'additionnent pas.
Légifrance
Article 157, 5° bis du Code général des impôtsConsulté le 26 juillet 2026
Exonération d'impôt sur le revenu des produits et plus-values d'un PEA. Ce texte ne porte que sur l'impôt sur le revenu : il ne dit rien des prélèvements sociaux, qui restent dus.
Légifrance
Article 200 A du Code général des impôtsConsulté le 26 juillet 2026
Taux forfaitaire de 12,8 % applicable à l'impôt sur le revenu des plus-values mobilières, identique qu'il s'agisse d'un retrait anticipé de PEA ou d'une cession sur un CTO. Seule l'enveloppe change l'issue après 5 ans.
Légifrance
Article 150-0 A du Code général des impôtsConsulté le 26 juillet 2026
Fonde, avec l'article 200 A, le régime des plus-values mobilières : le même régime, sans distinction, qu'il s'applique à un CTO ou à un retrait de PEA avant l'exonération d'impôt sur le revenu.
Légifrance
Article L136-8 du Code de la sécurité socialeConsulté le 26 juillet 2026
Taux de CSG à 10,6 % sur les produits de placement relevant du cas général, PEA comme CTO, soit 18,6 % de prélèvements sociaux au total avec la CRDS (0,5 %) et le prélèvement de solidarité (7,5 %, art. 235 ter du CGI). Ce taux global n'est jamais purgé, ni sur un CTO à aucune échéance, ni sur un PEA même après cinq ans.
Légifrance
Article 235 ter du Code général des impôtsConsulté le 26 juillet 2026
Prélèvement de solidarité de 7,5 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, troisième composante des prélèvements sociaux aux côtés de la CSG et de la CRDS, applicable de la même façon au PEA et au CTO.
Autorité des marchés financiers (AMF)
Le compte-titres ordinaire, un support pour investir en bourseConsulté le 26 juillet 2026
Source primaire du CTO : absence de plafond de versement (« à la différence du PEA [...] il n'existe aucun plafond »), absence de limite de retrait, clôturable à tout moment, compte individuel/joint/indivis (accord de tous les titulaires requis), détention possible en démembrement (usufruit/nue-propriété) souvent à la suite d'une succession ou donation, univers de titres sans restriction géographique (actions, obligations, parts de FCP, actions de sicav, ETF ou trackers, bons de souscription, warrants), imposition systématique des revenus et plus-values de valeurs mobilières.
Légifrance
Article 150-0 D du Code général des impôtsConsulté le 26 juillet 2026
En cas d'acquisition à titre gratuit (succession, donation), le prix d'acquisition retenu pour le calcul d'une plus-value future est la valeur retenue pour la détermination des droits de mutation à titre gratuit. Un mécanisme de calcul de plus-value, jamais un abattement sur les droits de succession.
BOFiP
RPPM — Plus-values sur biens meubles incorporels — Prix d'acquisition à titre gratuit (BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-30)Consulté le 26 juillet 2026
Doctrine administrative commentant l'article 150-0 D du CGI : confirme que la valeur retenue pour les droits de mutation à titre gratuit sert de prix d'acquisition, sans que l'exonération ou la réduction de droits de succession n'affecte cette valeur.
Limites de cette analyse
Deux voies d'accès aux marchés financiers sont comparées ici selon des critères objectifs (plafond, univers de titres, durée, fiscalité, transmission). Aucun gain n'est recalculé, l'intégralité du régime de chacune n'est pas couverte, et les autres enveloppes susceptibles de loger les mêmes titres (assurance-vie, PER) ne sont pas traitées, chacune faisant l'objet de son propre guide. Voir comprendre le PEApour le détail complet de l'enveloppe PEA. Le régime des non-résidents n'est pas détaillé, ni la fiscalité propre aux comptes-titres détenus par des mineurs, ni le cas des titres non cotés au sein d'un CTO. Les taux, plafonds et règles cités sont ceux en vigueur à la date de vérification et évoluent à chaque loi de finances et de financement de la sécurité sociale.
Avertissement
Le PEA et le CTO sont comparés selon des critères objectifs, sans constituer ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement personnalisé. AethelRock ne recommande aucun courtier, aucune banque ni aucun support en particulier. Vérifiez toujours les plafonds, taux et règles fiscales en vigueur à la date de votre décision.
Deux voies d’accès aux marchés financiers
Le PEAest une enveloppe fiscale plafonnée, dotée d'une règle de durée : elle détermine combien on peut verser, quels titres on peut détenir, et comment les gains seront imposés à la sortie. Son fonctionnement complet (plafonds, éligibilité, règle des cinq ans, PEA-PME) est traité dans comprendre le PEAet n'est pas repris ici en détail.
Le compte-titres ordinaire (CTO)est, à l'inverse, un compte de détention sans enveloppe ni avantage fiscal dédié. Il permet de loger les titres que vous possédez et de passer des ordres de bourse ; il s'accompagne d'un compte espèces, débité des achats et des frais, crédité des ventes et des revenus (dividendes, coupons, intérêts). Aucun texte ne crée, pour le CTO, un statut dérogatoire comparable à celui du PEA : c'est précisément cette absence de régime spécialqui le définit. Ce n'est pas une lacune documentaire. Il n'existe simplement aucun article fondateur du CTO à chercher, à la différence du PEA, fondé par l'article L221-30 du Code monétaire et financier.
Le CTO peut prendre la forme d'un compte individuel, joint, ou indivis, ce dernier nécessitant l'accord de l'ensemble des titulaires pour toute opération. Il peut aussi être détenu en démembrement, entre un usufruitier et un nu-propriétaire, configuration qui survient le plus souvent à la suite d'une succession ou d'une donation. Le PEA, par construction, n'a qu'un seul titulaire : il n'admet ni compte joint ni compte indivis.
Plafond de versement et univers de titres éligible
Le PEA limite les versements à 150 000 € (20 000 € pour une personne rattachée au foyer fiscal de ses parents). Le PEA-PME porte un plafond propre de 225 000 €, mais l'ensemble des versements effectués sur les deux plans réunis ne peut excéder cette même limite de 225 000 €. Les deux plafonds ne s'additionnent pas. Le CTO, lui, n'a aucun plafond de versement: l'AMF le formule sans nuance, « à la différence du PEA [...] il n'existe aucun plafond ».
L'univers de titres suit la même logique inversée. Le PEA n'admet que des titres dont l'émetteur a son siège en France, dans l'Union européenne, ou dans un État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative contre la fraude fiscale ; une action américaine ou japonaise détenue en direct n'y a pas sa place. Le CTO accueille, sans cette restriction géographique, tous types de titres : actions, obligations, parts de fonds communs de placement, actions de sicav, ETF ou trackers, bons de souscription, warrants. Il peut ainsi loger des titres qu'aucun PEA n' accepte, comme une action hors UE/EEE en direct ou une obligation, dont l'éligibilité au PEA est exclue (voir comprendre les obligations).
Durée et retraits
Le PEA porte une règle de durée: tout retrait avant la fin de la cinquième année entraîne, sauf cas limitativement énumérés (financement d'une création ou reprise d'entreprise, licenciement, invalidité, retraite anticipée), la clôture du plan. Au-delà de cinq ans, les retraits partiels n'entraînent plus cette clôture.
Le CTO ignore cette mécanique. L'AMF est explicite : « contrairement au PEA, il n'y a aucune limite de retrait ». Les titres peuvent être achetés et vendus sans restriction, à tout moment, et le compte peut être clos à tout moment, sans condition de durée ni conséquence liée à son ancienneté (des frais de clôture peuvent en revanche être facturés selon l'établissement teneur de compte). Il n'existe, pour le CTO, ni palier de cinq ans, ni notion de clôture sanctionnant un retrait précoce.
Fiscalité : un même régime, un effet d’enveloppe
C'est le point le plus souvent mal formulé de toute la comparaison : le PEA et le CTO ne relèvent pas de deux régimes fiscaux distincts. Les revenus et plus-values de titres logés sur un CTO relèvent du régime de droit commun des valeurs mobilières, le même régime, aux mêmes taux, que celui déjà établi dans comprendre les actions et comprendre les ETF. Le prélèvement forfaitaire unique s'élève à 31,4 %: 12,8 % d'impôt sur le revenu (article 200 A du CGI), plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit une CSG à 10,6 % selon l'article L136-8 du Code de la sécurité sociale, complétée par la CRDS et le prélèvement de solidarité de l'article 235 ter du CGI. L'assiette imposable est celle définie à l'article 150-0 A du CGI. L'AMF le confirme sans détour : sur un CTO, « vous êtes nécessairement soumis à l'imposition des revenus de valeurs mobilières et des plus-values de cessions de titres. À cette imposition sur les revenus s'ajoutent les prélèvements sociaux. »
La vraie différence n'est donc pas un taux : c'est un effet d'enveloppe. Le PEA, après cinq ans, purge l'impôt sur le revenu (12,8 %) sur les gains logés dans le plan, mais ne purge jamaisles prélèvements sociaux (18,6 % toujours dus, quelle que soit l'ancienneté ; voir comprendre le PEA). Le CTO, lui, ne purge rien, à aucune échéance: le prélèvement forfaitaire unique complet de 31,4 % s'applique systématiquement, dès le premier retrait, dès la première cession, quelle que soit la durée de détention des titres.
Formulé autrement : il ne faut jamais dire que « le PEA a un taux plus bas ». Le taux d'impôt sur le revenu appliqué à un retrait de PEA avant cinq ans (12,8 %) est identiqueà celui appliqué en permanence sur un CTO. Ce que le PEA change, après cinq ans, c'est qu'il fait disparaître cette seule composante. La composante sociale, elle, reste due dans les deux cas, sans exception ni échéance d'exonération.
Transmission
Ni le PEA ni le CTO ne portent d'avantage successoral dédié comparable à celui de l'assurance-vie (voir comprendre l'assurance-vie) : les deux entrent dans la succession selon les règles de droit commun, sans abattement spécifique.
Un mécanisme technique distinct doit néanmoins être signalé pour le CTO, à ne pas confondre avec un abattement successoral : lorsque des titres logés sur un CTO sont reçus par succession ou donation, leur prix d'acquisition, pour le calcul d'une plus-value future, est réévalué à la valeur retenue pour la détermination des droits de mutation à titre gratuit(article 150-0 D du CGI, doctrine BOFiP BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-30). Ce n'est pas une exonération ni un abattement sur les droits de succession : c'est une règle de calcul qui fixe le point de départ de la plus-value imposable lors d'une cession ultérieure. Le CTO peut par ailleurs être détenu en démembrement (usufruit / nue- propriété), configuration qui survient elle-même souvent à la suite d'une succession ou d'une donation.
Tableau comparatif
| Critère | PEA | CTO | Condition / réserve |
|---|---|---|---|
| Plafond de versement | 150 000 € (225 000 € cumulé avec le PEA-PME) | Aucun plafond | Le CTO n’a aucune limite comparable au PEA |
| Univers de titres | Émetteur siège UE/EEE, titres de capital et fonds éligibles | Tous types de titres, sans restriction géographique (actions, obligations, FCP, sicav, ETF, warrants) | Le CTO peut loger des titres non éligibles au PEA (hors UE/EEE, obligations) |
| Durée et retraits | Retrait avant 5 ans = clôture (sauf cas limitatifs) | Aucune limite de retrait, clôturable à tout moment | Aucun palier de durée pour le CTO |
| Régime fiscal des plus-values | Régime des plus-values mobilières (CGI 150-0 A, 200 A) | Même régime des plus-values mobilières (CGI 150-0 A, 200 A) | Un seul régime commun, jamais deux régimes distincts |
| Effet d’enveloppe après 5 ans | Purge l’IR (12,8 %), PS 18,6 % toujours dus | Aucune purge, PFU 31,4 % systématique dès le premier retrait | La différence est un effet d’enveloppe, pas un taux distinct |
| Titulaire et détention | Titulaire unique, pas de compte joint ni indivis | Individuel, joint ou indivis ; démembrement possible | Le PEA n’admet qu’un seul titulaire |
| Transmission | Aucun régime successoral dédié | Aucun régime dédié ; réévaluation du prix d’acquisition à la valeur de succession (art. 150-0 D CGI) | Mécanisme de calcul de plus-value, jamais un abattement successoral |
Quel usage selon l’objectif, l’horizon et l’univers de titres recherché
Aucune des deux voies ne domine l'autre en toutes circonstances. La question n'est pas de choisir un camp, mais de savoir ce que vous voulez loger et pour combien de temps : le PEA restreint l'univers de titres en contrepartie de son régime au-delà de cinq ans, le compte-titres ouvre le reste sans contrainte de durée. Rien n'empêche de détenir les deux à la fois.
A. Objectif
- Détention longue de titres européens éligibles
- Accès à un univers de titres sans restriction géographique
- Loger des titres non éligibles au PEA (obligations, hors UE/EEE)
- Combiner les deux pour des besoins différents
B. Horizon
- Au-delà de 5 ans, pour la purge de l’impôt sur le revenu
- Aucune contrainte de durée recherchée
- Retrait envisagé à tout moment sans clôture
- Versements réguliers dans la durée
C. Univers de titres recherché
- Titres de capital européens uniquement
- Titres mondiaux, obligations, produits dérivés
- Compte joint, indivis ou démembré
- Montants au-delà des plafonds du PEA
Le PEA est une enveloppe personnelle et plafonnée. Le CTO n'a ni plafond, ni durée, ni condition de détention : il accepte un compte joint, une indivision, un démembrement. Cette différence ne se lit dans aucun taux, et c'est pourtant souvent elle qui tranche.
Un patrimoine détenu à deux, ou destiné à être démembré, sort du cadre du PEA pour des raisons qui n'ont rien de fiscal. Trois autres cas y échappent aussi : un montant supérieur aux plafonds (150 000 €, ou 225 000 € cumulé avec le PEA-PME), un émetteur hors Union européenne ou EEE, un instrument non éligible comme une obligation en direct. Le PEA ne peut techniquement pas les accueillir.
Le reste du temps, sous les plafonds et sur des titres éligibles, la purge de l'impôt sur le revenu au-delà de cinq ans reste ce que le CTO n'offre pas. Rien n'empêche par ailleurs de détenir les deux : les univers ne se recouvrent pas entièrement.
Limites et vérifications
Deux voies d'accès aux marchés financiers sont comparées ici selon des critères objectifs. Aucun gain chiffré n'est calculé, l'intégralité du régime de chacune n'est pas couverte. Voir comprendre le PEApour le détail complet de l'enveloppe PEA. Les plafonds, taux et règles cités sont ceux en vigueur à la date de vérification et évoluent à chaque loi de finances et de financement de la sécurité sociale : vérifiez-les avant tout usage. Aucun courtier, aucune banque et aucun établissement teneur de compte n'est cité ou recommandé ici.
Ce qui détermine la bonne décision
Le CTO ne se choisit pas vraiment. Il accueille ce qu'aucune enveloppe fiscale n'accepte : les montants qui dépassent, les titres qui ne sont pas éligibles, les comptes détenus à plusieurs. C'est le support par défaut, et un support par défaut n'est pas un mauvais support.
Le piège à éviter tient en une phrase : ouvrir un CTO en croyant renoncer à quelque chose, ou forcer un PEA à porter un patrimoine qui n'a pas la bonne forme. Un PEA se détient seul. Beaucoup de patrimoines, non.
AethelRock ne tient aucun compte-titres et n'oriente vers aucun établissement. Il aide à voir comment un patrimoine se répartit entre ses enveloppes.
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